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Une cigarette qui coûte cher!

Brigitte B. - Décembre 2003

Expérience dûe au hasard    -     Degré de haine : 10
Je travaille dans un hosto et bien entendu il est interdit de fumer ( bien que dans certains services on ne s'en prive pas.
À cette époque là je fumais encore et j'ai profité de devoir aller chercher quelque chose dans un local de stockage au sous-sol pour en griller une.
J'avais dit à ma surveillante où j'allais, je ne me cachais pas.Quelques instants plus tard, celle-ci qui avait besoin d'un renseignement est venue me chercher et nous a trouvées, ma clope et moi.
Pour comprendre la situation, il faut savoir que cette surveillante est la caricature type de la vieille fille pour qui la cigarette estle 8ème pêché capital.
Elle m'a attrapée par le poignet m'a dit de remonter en hurlant.
Le lendemain, pour moi, c'était une affaire classée.
Les semaines et les mois passent et nous arrivons fin-février 2004. J'arrive au bureau un beau matin et la surveillante me dit que je suis convoquée à la DRH. Là, le ciel m'est tombé sur la tête. En plus de la DRH la Directrice des Soins Infirmiers se trouvait aussi là. Résultat des courses ma note avait été baissée de 4 points et j'ai dû rembourser la totalité de ma prime de service car j'avais soi-disant fumé dans un local à risques. Là, la DSI à eu les mots qui tuent, elle a eu le culot de me dire "bon alors, vous savez qu'il ne faut pas dépenser votre prime" ( le 1er accompte avait été viré en novembre et était plus que dépensé) et "j'espère que vous rattaperez vite vos points" là, ça m'a tuée! Sachant qu'en temps mormal on gagne 1/4 de point par an, il me faut donc 16ans pour tout rattaper. Sachant que j'avais 46ans lorsque ça s'est passé, faites le calcul... Le must a été atteint à l'automne de cette année là: j'ai eu 7 mois d'arrêt de travail, donc, bien entendu, ma note n'a pas bougé.
Mais ce qui me dégoûte le plus dans cette histoire c'est l'attitude des "autorités": les hommes des services techniques fument de partout dans l'höpital, sans se cacher. On ne leur dit rien car ce sont des hommes. Quant à l'accusation d'avoir fumé dans un local à risques je la réfute totalement, c'était un local de stockage certes, mais sans produit volatils, pas d'essence, pas d'éther, pas d'oxygène... En plus comme je suis quelqu'un de prudent il était bien entendu hors de question pour moi d'écraser ma clope par terre comme le font les gars de l'atelier.
Bref le dégoût total un sentiment d'injustice totale et l'impression de faire un cauchemar. En plus je ne vous dis pas la merde financière dans laquelle ça m'a foutu!
Publié le 05/07/06 - Lectures : 2664